A zámolyi romákRoms de ZamolyRoms hongrois de Zàmoly, réfugiés à Strasbourg
Dossier de presse N° 3 – 28 février 2001
Extraits ( dans l’original anglais, traduits en français par nos soins) du rapport de février 2001 du Département d’Etat des Etats Unis, qui examine, entre autres, les persécutions des Roms, et en particulier celles subies par des Roms de Zàmoly. Il souligne l’actualité de la conférence de presse du 2 mars.
U.S. DEPARTMENT OF STATE
Hungary
Country Reports on Human Rights Practices -2000
Released by the Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor
February 2001
http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2000/eur/index.cfm?docid=774
« Conditions of life for the Romani community are significantly worse than among the general population. Roma suffer from discrimination and racist attacks and are considerably less educated, with lower than average incomes and life expectancy. The percentage of the country's Roma graduating from high school in 1993 was 1.6 percent compared with 23.8 percent for non-Roma; only 0.24 percent of Roma graduated from university compared with 9.45 percent for non-Roma. The unemployment rate for Roma is estimated to be 70 percent, over ten times the national average. (…)
Roma continue to suffer widespread discrimination in education, housing, and access to public institutions, including restaurants and pubs. Roma and other civic organizations highlighted the practice of placing Roma children in remedial education programs designed for children with mental disabilities or low academic performance, resulting in a form of de facto segregation. Although the children could be returned to the regular school system, only a small percentage return. In September 1999, the Minister of Education and the parliamentary Ombudsman for Minority Rights announced at a press conference that there is segregation in the country's educational system. The statement followed the publication of a report by the Ombudsman's office that found that the high proportion of Romani children in "special schools" for the mentally disabled was a sign of prejudice and a failure of the public education system. (…)
Discrimination, poverty, and unresolved social problems continue to drive Roma emigration. In July, 47 members of a Roma clan from the village of Zamoly made the news this year when they applied for refugee status in France and indicated their intent to file suit against the Hungarian Government at the Strasbourg International Human Rights Court. Following 3 years of increasing tensions over adequate housing between members of the clan and the local community, 47 members of the family travelled to Strasbourg, where they have sought asylum. The Strasbourg court has agreed to review that asylum case and is temporarily housing and maintaining the 47 applicants. In 1998 an investigation by the Ombudsman for Minority Affairs concluded that the local mayor had indeed denied basic social services due to the Roma. The Ministry of Foreign Affairs reacted to the asylum claims by announcing that the Roma family was free to return. »
Traduction :
Hongrie
Département d’Etat
Rapport de pays sur les droits de l’homme –2000
Publié par le Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail - février 2001
Site internet : http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2000/eur/index.cfm?docid=774
« Les conditions de vie de la communauté Rom sont singulièrement plus mauvaises que celles de la population en général. Les Roms souffrent de discrimination et d’agressions racistes, ils ont un niveau scolaire inférieur et leur des revenus moyens sont considérablement plus bas et leur espérance de vie est aussi plus courte. Le pourcentage de Roms diplômés du second degré est de 1.6%, alors que pour les non-roms ce pourcentage s’élève à 23.8 % ; seuls 0.24 % des Roms ont un diplôme d’universitaire, contre 9.45 % pour les non-Roms. Le taux de chômage des Roms est estimé à 70 %, plus de 10 fois supérieur à la moyenne nationale.
(…)
Les Roms continuent à souffrir de discriminations fréquentes dans les domaines de l’éducation, du logement, de l’accès aux institutions publiques, y compris dans les restaurants et les cafés . Les organisations romani et des droits de l’homme ont mis en lumière la pratique qui consiste à orienter les enfants Roms vers les programmes éducatifs, prévus pour des enfants handicapés mentaux ou ayant des résultats scolaires bas. Il en découle une ségrégation de fait. Bien que les enfants puissent rejoindre le système scolaire normal, seul un pourcentage minime d’entre eux en bénéficient. En septembre 1999, le Ministre de l’Education et l’Ombudsman des droits des minorités du Parlement ont reconnu, lors d’une conférence de presse, qu’il y avait une ségrégation dans le système éducatif du pays. Cette déclaration suivait la publication d’un rapport du bureau de l’Ombudsman, qui a estimé que la proportion élevée des enfants Roms dans les « écoles spéciales » pour enfants handicapés était le signe d’un préjudice et celui de la faillite du système public d’Education. (…)
Discrimination, pauvreté et problèmes sociaux non-résolus continuent à pousser les Roms à émigrer. En juillet dernier, 47 membres d’une communauté romani du village de Zàmoly ont créé l’actualité, en demandant le statut de réfugié en France. Ils ont manifesté leur intention de porter plainte contre le gouvernement hongrois auprès de la Cour européenne des droits de l’homme. Suite à trois années de tension croissantes entre les membres du groupe Romani et la communauté locale, en réponse à leur exigence de conditions de logements correctes, 47 membres de la famille sont partis pour Strasbourg, où ils ont demandé asile. La Cour de Strasbourg s’est déclarée d’accord pour examiner la demande d’asile et les 47 demandeurs son logés et entretenus temporairement. En 1998, les enquêtes de l’Ombudsman des droits des minorités sont arrivées à la conclusion que le maire du village a réellement refusé aux Roms l’accès aux services sociaux.
Le ministère des affaires étrangères (hongrois. Ndt) a réagi à leur demande d’asile en déclarant que les familles Roms étaient libres de rentrer (en Hongrie ndt.) » (traduction : J.B.)
Conférence de presse
Vendredi 2 mars à 17h, Assemblée nationale, salle : 9ème bureau.
Entrée : 126, rue de l’Université 75007 Paris.
Entrée des journalistes accrédités : 33, quai d’Orsay 75007 Paris.
A l’invitation de Noël Mamère - député Vert et de Patrick Braouzec - député PC, avec le soutien et la présence de représentants de la Ligue des Droits de l’homme, du MRAP, de la FASTI, du GISTI, de la Confédération CGT, de SUD-PTT, de SUD-Education, des Verts, de la LCR, du Comité de soutien aux Roms de Zàmoly.
Attention : L’accès au Palais Bourbon est contrôlé. Seuls les journalistes accrédités entrent librement. L’identité de tous les autres participants (y compris journalistes non accrédités) doit être communiquée avant la réunion. Pour participer à la conférence de presse, laisser vos prénom et nom (épelé clairement) au n° suivant :
06 03 63 70 61 (répondeur).